Histoire du journalisme scientifique

Le Journal

Vous êtes ici : Accueil » 1945-1970 » 1945-1970 - Le contexte sociohistorique

1945-1970

Le contexte sociohistorique

Une période de prospérité et d'ouverture au monde

Après la Deuxième Guerre mondiale, la reconstruction de l'Europe et la forte demande de biens aux États-Unis stimulent le développement industriel au Canada. Le secteur des ressources naturelles est en plein essor, en particulier le papier, les mines et l'hydroélectricité. Le gouvernement fédéral met en place des mesures favorisant le plein emploi. Toutefois, les grèves et les conflits de travail sont nombreux. La classe moyenne devient de plus en plus importante et le pouvoir de consommation des familles augmente.

Le développement économique du Canada s'effectue selon une dynamique propre à chaque région. Par exemple, l'aménagement du canal de navigation du fleuve Saint-Laurent jusqu'aux Grands Lacs et, à partir de 1965, le pacte nord-américain de l'auto contribuent à la prospérité économique des régions centrales. Le contexte culturel et social est également différent d'une région à l'autre. En réaction au contrôle exercé par le clergé, la société québécoise amorce un processus de laïcisation et de modernisation de ses institutions. Dans les autres provinces, la pluralité des dénominations religieuses a empêché qu'un clergé particulier exerce une autorité monolithique.

Le gouvernement Duplessis appuie les grands investisseurs américains et canadiens-anglais dans l'exploitation des richesses naturelles du Québec.

À la fin des années 1950, la volonté de changement prend le dessus. C'est le début de la Révolution tranquille.

Entre 1960 et 1966, un ensemble de réformes fait en sorte que l'État remplace l'Église dans les secteurs de l'éducation, de la santé et des affaires sociales. Les structures en sont renouvelées, l'accès en est démocratisé.

Les années 1960 sont marquées par une vague d'investissements gouvernementaux dans l'industrie manufacturière et dans la construction résidentielle.

L'État investit massivement dans la construction d'édifices gouvernementaux et scolaires, ainsi que dans la modernisation des infrastructures routières. De grands projets stimulent l'économie tout autant que la fierté nationale : le métro de Montréal (1966), l'Exposition universelle de Montréal (1967) et le barrage Manic 5 (1968).

La structure urbaine change aussi : de nouvelles villes se forment autour des grands centres. Ces banlieues-dortoirs prennent de l'expansion, entraînant du même coup l'augmentation du nombre de voitures, d'autoroutes et de ponts.