Histoire du journalisme scientifique

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La science à cette époque

L'environnement, nouveau secteur d'étude et de recherche

Dans le contexte de la crise environnementale naissante, l'écologie supplante la botanique et la zoologie. On s'intéresse davantage à l'étude des écosystèmes et des impacts des activités humaines sur l'environnement. La biologie moléculaire et la génétique détrônent l'étude des classifications du vivant. Du côté des sciences physiques, l'aéronautique, l'astrophysique et la physique des particules, ainsi que la physique nucléaire (par suite de la crise de l'énergie des années 1970) prennent une place prépondérante dans la recherche.

La valeur de la recherche

La science se constitue maintenant en réseaux internationaux. Par exemple, les articles scientifiques sont produits par des équipes de chercheurs dont les membres peuvent provenir de plusieurs pays; la participation à des congrès internationaux devient une pratique généralisée.

La publication des résultats de recherches dans des revues savantes continue d'être un élément central de la production scientifique. Ces articles constituent des sources essentielles pour les journalistes scientifiques.

Une tendance s'affirme : l'État, l'industrie et la société mesurent le bien-fondé d'une recherche à ses applications pratiques.

On instaure des politiques scientifiques

La recherche exige un financement toujours croissant et les gouvernements augmentent leur soutien aux activités scientifiques. En parallèle, les gouvernements instaurent des politiques pour coordonner le travail des chercheurs et pour favoriser le développement industriel. En 1971, le gouvernement fédéral de P.-E. Trudeau établit des mesures fiscales pour encourager les activités de recherche et de développement. La première politique nationale de sciences et technologie ne sera toutefois adoptée qu'en 1987.

Au Québec, dès 1970, le gouvernement s'engage activement dans le développement scientifique de la province. Porté au pouvoir en 1976, le gouvernement du Parti québécois intègre la science et la technologie à son « projet de société ». Les réformes qu'il propose par la suite incluent notamment le financement accru de la recherche, la promotion de la vulgarisation scientifique, ainsi qu'une refonte de l'enseignement des sciences au primaire et au secondaire. En 1983, on vote la Loi sur le développement scientifique au Québec. Cette loi donne lieu à la création du Conseil de la science et de la technologie dont le mandat est de conseiller le gouvernement sur toute question relative au développement scientifique et technologique du Québec.

Le financement privé de la recherche universitaire

À partir des années 1980, les politiques scientifiques mettent l'accent sur les innovations susceptibles d'être commercialisées. Les gouvernements financent la recherche de pointe effectuée par des entreprises privées. Graduellement, on incite les universités à tisser davantage de relations avec l'industrie. Cependant, au fur et à mesure que la part des investissements privés augmente, il devient plus difficile de séparer les objectifs scientifiques des intérêts économiques. Les chercheurs universitaires perdent ainsi un peu de leur autonomie.