Histoire du journalisme scientifique

Le Journal

Vous êtes ici : Accueil » 1945-1970 » 1945-1970 - La science à cette époque

1945-1970

La science à cette époque

Des recherches pointues et coûteuses

Après la Seconde Guerre mondiale, deux facteurs provoquent une forte hausse des inscriptions universitaires : le retour des soldats, dont plusieurs sont en âge d'étudier à l'université, et les besoins en travailleurs qualifiés.

Les universités sont alors très peu subventionnées par l'État, mais au début des années 1950, leur financement public s'accroît. Par conséquent, les domaines de recherche se multiplient et se spécialisent. Par exemple, la recherche médicale se divise en diverses branches : cardiologie, microbiologie, maladies respiratoires, etc. Dans le domaine des sciences exactes, des spécialités apparaissent : physique de l'état solide, chimie organique, chimie physique, biochimie, physique nucléaire, astrophysique, etc. Les laboratoires, notamment en sciences biomédicales et en physique, requièrent de l'équipement de plus en plus perfectionné.

Graduellement, la recherche de pointe s'effectue dans des instituts spécialisés, ce qui permet de réunir plus facilement les ressources humaines et financières. Les chercheurs ne peuvent plus s'isoler; ils doivent faire partie de grandes équipes multidisciplinaires.

Pour obtenir du financement public, les chercheurs doivent maintenant se démarquer tant au niveau national qu'international. Pour ce faire, la qualité de leurs travaux doit être reconnue par d'autres chercheurs du même domaine. Cette reconnaissance passe par la publication de leurs résultats de recherche dans des revues scientifiques, idéalement dans des revues prestigieuses comme Science et Nature.

Au cours de cette période 1945-1968, les scientifiques québécois continuent d'adhérer à l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (ACFAS). Ils y présentent leurs recherches lors du congrès annuel et y font valoir la mission de cette association : vulgarisation des sciences et promotion de la recherche scientifique de langue française. Il n'existe pas d'association équivalente à l'échelle pancanadienne. Au cours des années 1960, on tente en vain de créer la Canadian Association for the Advancement of Science (CAAS).